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Septembre / Octobre / Novembre 2015 : Café et inhibiteur de corrosion

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Écrit par Dubosc
Samedi, 12 Septembre 2015 00:24

Une histoire ! -- Très intéressante – amusante !

À la fin des années 70 - oui, de nouveau, le passé ! - une société française, qui fabriquait de nouvelles pièces complexes pour des moteurs très performants, demanda une chaîne de ressuage. Des tests ont alors montré qu’un pénétrant lavable à l’eau de sensibilité Niveau V (équivalent de nos jours à la sensibilité Niveau 2 de la spécification américaine SAE-AMS 2644) sans révélateur était le bon choix.

Au cours des tout premiers jours, des milliers de pièces présentaient des taches de rouille. Une réunion avec des spécialistes en métallurgie nous a fait comprendre que l'eau de lavage était la cause du problème : lors du séchage en étuve, il subsistait des gouttelettes (« le phénomène de la dernière goutte ») dans les zones incurvées bien que l’étuve soit ventilée.

L’ajout d’un inhibiteur de corrosion à l'eau de lavage fut suggéré. L’un de ceux-ci, très simple et bon marché, fut évalué et se révéla satisfaisant : un tel additif ne doit avoir absolument aucune influence sur l’intensité de fluorescence, sur la lavabilité et il ne doit pas augmenter le fond fluorescent.

L'eau n'était pas été recyclée. Elle était traitée par passage sur un filtre à charbon actif avant d’être évacuée vers les égouts.

Nous avions recommandé d'utiliser une très petite quantité de ce liquide visqueux dans l'eau ; la meilleure façon était d’utiliser une pompe contrôlée par le débit d’eau. Pas d’eau utilisée, pas d’additif injecté. La concentration était de l’ordre de quelques mL par litre d'eau.

Tout marcha bien pendant plus de deux ans.

Un lundi matin à 8 heures, nous avons reçu un coup de téléphone du Médecin du Travail de la société. Deux heures auparavant, lorsque les ouvriers avaient pris du café à la machine à café, ils ont détecté un goût horrible. Le café et en fait l'eau du robinet étaient imbuvables.

Le personnel de la maintenance avait dû intervenir tard le dimanche car un incident survenu le samedi sur le réseau d'eau avait entraîné une rupture d'alimentation en eau. Une intervention sur place, tard le dimanche soir, permit un retour à la normale de l’alimentation en eau tôt le lundi matin.

Alors qu'est-ce qui n’allait pas ?

En fait, sur la chaîne de ressuage, au lieu d'une pompe contrôlée par le débit d'eau, c’est une pompe contrôlée par une minuterie qui avait été installée ! C’était meilleur marché.

L'ennui est que cette usine fonctionnait, en trois équipes, 7 jours sur 7. Donc la consommation en eau sur la chaîne de ressuage était relativement constante. De plus, c'était encore l’époque où le refroidissement des machines assuré par de l’eau non recyclée était une pratique très courante. L'incident du samedi interrompit toute « arrivée d’eau » dans le réseau, tandis que la pompe contrôlée par minuterie continuait à injecter de l'inhibiteur de corrosion dans les canalisations ! Lorsqu’enfin l'alimentation en eau a été rétablie, cet inhibiteur s’est répandu dans tout le réseau. Il s'est dissous dans l'eau, l'eau qui alimentait les machines à café !

Heureusement, cet inhibiteur ne présentait pas de danger pour la santé humaine, d'autant plus que les quantités ingérées par les ouvriers avaient été très faibles ! Le goût a alerté tout le monde.

Cet exemple montre que ne pas suivre les recommandations d'un fournisseur expérimenté peut conduire à des conséquences imprévues. Cette fois-là, les dégâts avaient été si faibles qu'aucune sanction ne fut infligée envers qui que ce soit – pour autant que nous le sachions : peut-être « ‘celui » qui avait choisi une pompe contrôlée par une minuterie au lieu d’une plus coûteuse contrôlée par le débit d’eau n'eut aucune augmentation de salaire en fin d’année !

 

Référence

SAE-AMS 2644E: Inspection Material, Penetrant, Society of Automotive Engineers (SAE), 400 Commonwealth Drive, Warrendale, Pennsylvania 15096, États-Unis d’Amérique, 2006.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : ‘‘à chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).’’

 

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’

Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.

  • Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques- -ou non techniques- - ou de problèmes particuliers.
  • Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
  • Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service : aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

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Mis à jour ( Samedi, 12 Septembre 2015 00:27 )