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L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

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Le luxmètre qui n’affichait que des valeurs paires

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Écrit par Administrator
Jeudi, 01 Juillet 2010 14:23

Lorsqu’un utilisateur achète un mesureur, qu’il s’agisse d’un voltmètre, d’un débitmètre d'eau, d’un mesureur d’éclairement énergétique UV-A, d’un luxmètre, il s'attend à ce que le fabricant ait conçu un équipement précis, que le fournisseur soit capable d’étalonner le mesureur et que la confiance en l’équipement ne ‘‘fasse pas l’ombre d’un doute’’.

L’un d'entre nous, qui travailla dans une société qui effectue de nombreux étalonnages de radiomètres UV-A et de luxmètres, eut son attention attirée par un collègue sur un curieux luxmètre conçu par un fabricant français de matériels CND.

Comme la particularité du mesureur semblait si… bizarre, son collègue voulait montrer cette performance extraordinaire.

Le luxmètre en cours d’essai, envoyé par un utilisateur pour réétalonnage, n’affichait que des nombres pairs ! Un pas de 2 lx, du jamais vu auparavant sur aucun autre mesureur, en particulier sur un mesureur conçu pour mesurer 20 lx maximum dans des cabines d’examen UV-A !

Vous pouvez vous imaginer l'énorme erreur commise en mesurant des valeurs faibles, même de 20 lx. L’appareil affichait 0 lx pour toute valeur réelle comprise entre 0 et 1,9 lx ; puis 2 lx pour des valeurs comprises entre 2 et 3,9 lx ; et ainsi de suite, jusqu’à 20 lx pour des valeurs comprises entre 20 et 21,9 lx. L'erreur relative était énorme ! Ajoutez à cela que tout fabricant d’appareil à affichage numérique précise toujours que l’affichage exact est à +/- 1 digit.

Malheureusement, au cours des années, nous avons rencontré de nombreux mesureurs inappropriés utilisés pour nos besoins spécifiques en CND : par exemple des luxmètres employés pour vérifier l'éclairement lumineux (lumière visible) dans des cabines d’examen UV-A, dont le diffuseur était fluorescent sous rayonnement UV-A et qui produisait par conséquent des photons visibles que le capteur ajoutait aux photons de la cabine. Ainsi, nous avons rencontré un luxmètre qui affichait une valeur de 3 500 lx dans une cabine UV-A alors qu’il régnait en réalité un éclairement énergétique (UV-A) de 3 000 µW/cm² et un éclairement lumineux de 12 lx seulement mesurés avec un luxmètre approprié.

Une fois de plus, notre article n’a qu’un but : que les lecteurs et les utilisateurs, aussi bien que les auditeurs, les responsables du choix d'un équipement, les responsables de la sélection d'un sous-traitant d’étalonnage ou les responsables de l'Assurance Qualité, en résumé… presque tout le monde impliqué dans le CND (et pas seulement en ressuage ou magnétoscopie) !... y réfléchissent à deux fois, ou même trois fois, avant de rédiger des spécifications, des bons de commande, des procédures/exigences d’étalonnage, etc.

Au fait, nous pensons que c’est une très bonne idée de rendre une visite à vos laboratoires d’étalonnage. Allons-nous oser vous raconter une autre courte histoire ?... Oh oui nous n’allons pas nous en priver !

Il y a une dizaine d’années, le personnel CND de l’Armée de l’Air française se demandait comment le fabricant de leurs radiomètres en effectuait l’étalonnage. Ainsi, après un appel téléphonique, ils se rendent dans la petite entreprise en question, et demandent au Président Directeur Général de leur montrer le processus. Le directeur refuse tout net, déclarant que c'est très technique, secret ; il ne voulait que personne ne jette un coup d’œil sur son équipement, craignant que d'autres puissent le copier.

Les spécialistes de l’Armée de l'air insistent ; on leur montre le rideau derrière lequel l’équipement secret est caché. Ils vont alors jusqu’à dire que, si le processus ne leur est pas présenté, ils annuleraient le contrat d’étalonnage annuel des 32 mesureurs et s’opposeraient à tout nouvel achat auprès de ce fournisseur.

À contre-cœur, le directeur de la société tira le rideau et, très embarrassé, expliqua que la source UV-A pour l’étalonnage était une… simple source UV-A standard de 100 W dont la tension n’était même pas stabilisée ! L’"étalonnage" était effectué en plaçant d'abord "le capteur de référence" sous la source, puis en le remplaçant par le capteur à vérifier.

Vous pouvez vous imaginer la réaction de ces responsables techniques… dont l’attention, soit dit en passant, avait été précédemment attirée sur ce point spécifique par l’un d’entre nous, qui leur avait expliqué et montré certains points sur ce qu’est un banc d’étalonnage fiable. Les membres de l’Armée de l'air française purent comparer cet équipement avec l’installation d’étalonnage ‘‘très secrète, techniquement en avance sur toute autre installation", de ce fabricant.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Vendredi, 20 Mai 2011 06:52 )