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Quand le contrôleur n'est pas autorisé à donner son avis

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Écrit par Administrator
Mardi, 01 Mars 2011 14:27

Au début des années 2000, un fabricant de roues dentées d’engrenages (réducteurs, organes de transmission) détectait les criques de rectification sous rayonnement ultraviolet (UV-A) soit par ressuage, soit par magnétoscopie.

En magnétoscopie, le contrôleur utilisait un électro-aimant portable alimenté en courant alternatif 220 volts, de la liqueur magnétique fluorescente et un projecteur UV-A.

Un jour, à sa grande surprise, dans une autre partie de l’atelier, il vit mettre en place un nouvel équipement de magnétoscopie, apparemment révolutionnaire, qui permettait d’aimanter la roue dentée en une seule opération. Tout cela pour réduire la durée du contrôle tout en augmentant la cadence du contrôle et, en fin de compte, générer des gains de productivité.

Reconnaissons que, de nos jours, il est assez rare qu’un contrôleur ne soit pas associé quant à la définition et/ou au choix d’un équipement de contrôle ; mais on peut parfaitement penser que cela peut encore se produire.

Comme d’habitude, chaque roue dentée était apportée au poste de contrôle, positionnée à plat, sur une palette en bois. Mais avec le nouvel équipement magnétoscopique, la roue dentée devait être placée verticalement sur la machine. Avant aimantation et application de la liqueur magnétique, il fallait positionner correctement les têtes magnétiques alternatives, c’est-à-dire alimentées en courant alternatif, à proximité de la circonférence de la roue, ce qui demandait un certain temps.

Si le diamètre de la série de roues qui arrivaient au contrôle était identique, ce temps de réglage pouvait être assez court.

Or, le problème est que les roues arrivaient dans un ordre aléatoire au contrôle, c’est-à-dire que chaque roue avait un diamètre différent de la précédente, ce qui nécessitait, à chaque fois, un repositionnement des têtes magnétiques. Imaginez donc la perte de temps qui en résultait !

Dans cette affaire, l’avis du contrôleur, lors de ce projet d’investissement, aurait été fort utile, mais… on avait ‘‘oublié’’ de le consulter.

Le contrôleur dut, malgré tout, se résigner à utiliser cette machine qui lui faisait perdre beaucoup de temps. Mais, comme les roues dentées arrivaient toujours à la même cadence, de sérieux embouteillages se sont accumulés dans l’atelier ; la production en aval était ralentie, d’où des retards de livraison, et surtout de facturation, ce qui alerta bien sûr les services financiers.

C’était tout de même un investissement loin d’être négligeable qu’il fallait nécessairement rentabiliser.

Lors de la définition de la spécification de cet équipement magnétoscopique, les responsables du projet n’ont pas cherché à connaître vraiment les besoins à satisfaire, tant ceux du client que ceux de l’utilisateur.

Depuis de nombreuses années, les fabricants d’avions ou de moteurs d’avions, par exemple, interrogent leurs futurs clients, les compagnies aériennes, sur ce qu’elles souhaitent, mais interrogent aussi des spécialistes de la maintenance, afin de définir avec eux ce qu’il convient de prévoir pour diminuer les temps d’arrêt, tout en assurant la qualité et la sûreté.

L’équipement de magnétoscopie cessa rapidement d’être utilisé, fut mis sous bâche et, finalement, il fut ferraillé.

On peut imaginer que les explications ont dû être animées entre les différents services impliqués, chacun cherchant à ‘‘repasser la patate chaude’’ aux autres !

Lorsqu’on prévoit une nouvelle machine, une nouvelle implantation d’une ligne, il est PRIMORDIAL de ‘‘mettre dans le coup’’ les opérateurs qui vont utiliser le futur équipement. Ils ont souvent de bonnes idées sur ce qu’il faut faire, ou pas, sur l’aménagement qui facilitera leur travail, qui évitera des fatigues ou des mouvements répétitifs pouvant entraîner des douleurs, ou même des accidents.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Vendredi, 20 Mai 2011 06:42 )