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L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

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Une bonne idée trompeuse

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Écrit par Administrator
Vendredi, 01 Avril 2011 14:29

L’éternelle question pour beaucoup de Directeurs est :

- Devrions-nous mettre sur le marché un nouveau produit/conception lorsque celui-ci est techniquement prêt à 80-90 %, afin d'être le premier sur le marché et ainsi battre de vitesse la concurrence en raflant la mise ?

Ou bien

- Devrions-nous attendre jusqu'à ce qu’il soit à 100 % approuvé pour être commercialisé, tout en étant conscient du risque de se faire doubler par la concurrence et de perdre tout le bénéfice de l’innovation ?

Un sinistre dilemme pour le Département Marketing et pour le Département Recherche et Développement (R et D). Et le marché sera-t-il prêt pour un produit si nouveau ! La connaissance du marché est une information des plus importantes ; c’est la raison pour laquelle de grandes Entreprises emploient leur futurs Directeurs Marketing d’abord comme vendeurs. L’expérience du terrain est irremplaçable.

Les Services R et D sont prudents et préfèrent avoir la version à 100 % prête à commercialiser, alors que les Commerciaux sont impatients d’avoir quelque chose de nouveau à proposer.

Les deux Départements doivent coopérer étroitement pour maximaliser les chances de succès.

Parfois, le Département Marketing veut aller de l’avant tout seul… et c’est la garantie de l’échec !

À titre d’exemple, parlons des aérosols.

Pendant des décennies la famille d’agents propulseurs la plus largement utilisée était les chlorofluorocarbures (CFC) en raison de leurs propriétés spécifiques (ininflammabilité, inertie chimique, faible toxicité, liquéfaction aisée, bon marché, etc.). Veuillez vous reporter à notre article intitulé ‘‘Les agents propulseurs pour les générateurs d’aérosols des produits PT/MT’’ publié sur notre site Web.

Dans les années 70, en raison des exigences de l'industrie nucléaire concernant la teneur en fluor et en chlore des produits de ressuage, au moins en France, il devint évident que les CFC n'étaient plus le bon choix. Deux des principaux fournisseurs de produits de ressuage choisirent un mélange de butane/propane (veuillez vous reporter au Tableau de l’Histoire du Ressuage par Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC).

Beaucoup plus tard, entra en vigueur le Protocole de Montréal qui interdit l’utilisation des substances chimiques qui détruisaient la couche d’ozone ; les CFC constituent une famille importante de ces substances chimiques visées.

Ainsi certains fournisseurs de produits de ressuage furent pressés de remplacer les CFC dans leurs aérosols car ils n’avaient pas anticipé cette situation. Leurs parts de marché étaient en danger !

En raison du remplacement des CFC ininflammables par le butane/propane extrêmement inflammable quelques utilisateurs étaient effrayés. Nous expliquions que la couche d'ozone protège toute la Vie sur Terre de toute mutation génétique qui peut provoquer le cancer de la peau chez les êtres humains et que par conséquent la préserver est bon pour nous ; nous avons entendu quelques commentaires du genre : "Bien, nous ne mourrons pas du cancer, mais nous mourrons brûlés vifs  "

Un fabricant renommé de produits de ressuage pensa pouvoir tirer quelque avantage de cette remarque. Pourquoi ne pas utiliser le dioxyde de carbone (CO2) ininflammable comme agent propulseur ?

Il mit ses aérosols sur le marché tout en lançant une vaste campagne de communication sur "les dangers des aérosols propulsés au butane/propane fournis par certains concurrents".

Ce fut un désastre pour lui !!

Il semble que le Département Marketing n'ait pas laissé suffisamment de temps au Département R et D pour vérifier la compatibilité du CO2 avec N'IMPORTE QUEL type de produit de ressuage conditionné en aérosols.

Deux points techniques importants n’avaient pas été vérifiés.

Le CO2 est introduit dans le boîtier à l’état de GAZ COMPRIMÉ tandis que les CFC et le butane/propane le sont en tant que GAZ LIQUÉFIÉS.

Les gaz liquéfiés dissouts

1- Un gaz comprimé n’est pas dissout dans les produits de ressuage. Il est au-dessus du liquide et lorsque l’on veut plus de gaz juste pour être "certain" de pouvoir vider le boîtier, la seule façon d’avoir plus de gaz est d’augmenter la pression (le volume au-dessus du liquide est déterminé) dans certaines limites. Pour le CO2, des pressions pouvant atteindre 700 kPa (7 bar*) à 20°C peuvent être utilisées.

Au contraire, en utilisant les gaz liquéfiés qui sont solubles dans les produits, il est très facile d'avoir une énorme quantité de propulseur dans le boîtier.

La pression des gaz liquéfiés peut être ajustée aux besoins spécifiques TECHNIQUES (certains produits peuvent nécessiter une pression plus élevée) par les teneurs respectives en butane et propane : plus il y a de propane, plus la pression est élevée.

Avec les gaz comprimés, la pression chute inexorablement de la pression maximale jusqu’à pratiquement la pression atmosphérique lors de l’utilisation de l’aérosol (on l'expliquera dans un futur document). Avec les gaz liquéfiés la pression sera la même du tout début jusqu’à la vidange complète de l’aérosol (à température constante).

2- Les gaz liquéfiés dissouts dans les produits confèrent un effet d'atomisation en sortant de l’aérosol. Cet effet est ABSOLUMENT nécessaire pour propulser les produits ayant une "teneur en solides" élevée, comme par exemple les révélateurs humides non aqueux ou les peintures blanches de contraste- pour ne parler que des produits de CND.

Les gaz comprimés n'ont pas cet effet du fait qu’ils ne sont pas liquéfiés. Se reporter à notre article intitulé ‘‘Les agents propulseurs pour les générateurs d’aérosols des produits PT/MT’’ publié sur notre site.

Aussi quand les contrôleurs utilisèrent ces aérosols de révélateur humide non aqueux, leur surprise fut grande -– et leur déception presque tout autant !

Sans parler de celle du fournisseur !!!

"Brûler les étapes peut coûter très cher !"

(*) Bar, ayant pour symbole bar, reste invariable.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Vendredi, 20 Mai 2011 06:30 )